Accueil Coye29BlogAlbumsPhotos du FestivalContactS'inscrireSe connecter
  • Accueil Coye29
  • Blog
  • Albums
  • Photos du Festival
  • Contact

  • S'inscrire
Le Blog Coye29
Entretiens-Portraits

Claude Domenech, un homme de théâtre

Claude Domenech, un homme de théâtre
Par La RédactionLe 12/05/2009Dans Entretiens-Portraits
En attendant les trois coups
Pièce en quatre actes

 

Acte I


Claude Domenech, un homme de théâtre

Un homme pressé, qui sait comment gérer mille choses à la fois. Assurer ses cours de professeur de lettres au lycée de Chantilly et enseigner le théâtre, mettre en scène deux pièces par an pour le Festival de Théâtre, préparer avec l’association ce même Festival tout au long de l’année, assister à de multiples représentations pour proposer un choix de pièces, organiser des voyages et des échanges scolaires avec la Hongrie, l’Espagne et la Slovaquie, s’associer aux Très Riches heures de la Thève ou à l’association Note pour la création de spectacles, avoir fait vivre pendant quinze ans un ciné-club et un photo-club, et, pendant trois mandats, avoir été conseiller municipal ou maire-adjoint. Il n’est pas sûr que cette liste soit exhaustive.

Du Cercle théâtral de la reine Blanche….

Venu très jeune d’Espagne en France avec ses parents, Claude a vite adopté et aimé la langue française au point qu’il a voulu la servir en l’enseignant. Le goût des mots et des textes explique peut-être aussi ce qui deviendra dès son adolescence sa passion pour le théâtre.

Claude Domenech, un homme de théâtreCette passion, c’est un enseignant qui la lui a révélée, Monsieur Sabathé, directeur de l’école primaire des Bruyères. Ayant lui-même suivi des cours de théâtre, cet instituteur animait un club dans la Maison des Jeunes et de la Culture située à l’emplacement actuel de la Résidence de La Sablière. Mais c’est la mise en scène surtout qui attire Claude. Dès 1967, il monte une adaptation de La nuit d’octobre, d’Alfred de Musset, avec notamment deux acteurs, Pierre Debert et Muriel Wilcox, qui sont aujourd’hui encore membres du Théâtre de La Lucarne.
La troupe s’appelle alors Le Cercle théâtral de la Reine Blanche. Les répétions ont lieu à l’école des Bruyères ou dans la salle du Sauteur, et les représentations dans le préau de l’Ecole du Centre.

… au Théâtre de La Lucarne : une activité ininterrompue

L’objectif de Claude a été de monter une pièce par an. C’est ainsi qu’étudiant en lettres à Amiens, il donne une représentation du Miracle de Théophile, de Rutebeuf, devant un parterre prestigieux de professeurs médiévistes, comme Jean Frappier, venus de La Sorbonne.
Parallèlement, à Coye, il joue le rôle du messager dans Antigone de Anouilh sous la direction de Jean-Claude Guilmart – que nous connaîtrons bien ensuite comme acteur du Théâtre de la Lucarne. Il met en scène Le Malentendu, d’Albert Camus, avec Pierre Debert, Paulette Morin et Elyane Cardon. Il y joue lui-même le rôle du domestique. Mais, reconnaît-il, les débuts sont difficiles. Les décors sont limités - une table, trois chaises - Au cinéma le Familia à Chantilly le public était moins nombreux que les acteurs sur scène ! Les éclairages sont fournis par des petits spots. « J’avais inventé une régie lumière avec un pupitre qui actionnait les interrupteurs. » Mais à Coye-la-forêt le public est nombreux dans le préau de l’école du Centre. Deux cent vingt spectateurs, dont la moitié était debout, ont assisté à la représentation de Maître Puntilla et son valet Matti.
C’est ainsi qu’au fil des ans de multiples pièces ont été représentées, environ soixante-dix, ambitieuses, fortes, comme L’Ensorcelé de Valle Inclan, La Tour de Babel d’Arrabal que Claude a rencontré auparavant. La troupe, devenue ensuite le Théâtre de La Lucarne, a fait des tournées dans l’Oise, s’est produite à Tours, au Mans, à Avignon, et même en Tchécoslovaquie.
Le répertoire est large et puise aux sources classiques avec Molière, Goldoni et Shakespeare comme il donne accès à des œuvres plus modernes, Claudel, Tennessee Williams.

1981, Le Centre culturel et le Festival Théâtral de Coye-la-forêt

Claude Domenech, un homme de théâtreLa construction du Centre culturel de Coye-la-forêt a permis au Festival d’exister. Le maire de l’époque, Monsieur Macé, un grammairien, un lettré, avait confié à Claude alors adjoint, la mission de superviser cette réalisation. Et l’homme de théâtre a bien entendu voulu qu’une salle soit réservée au spectacle vivant, théâtre, musique, danse. Et dans cet esprit il a collaboré étroitement avec l’architecte, Monsieur Piclet. Pour que la culture ne soit pas la seule à bénéficier de l’attention de la municipalité, c’est à la même époque que la Halle des sports a été construite.
Le Festival est né sur une proposition d’une association de parents d’élèves, la FCPE, et le Théâtre de la Lucarne est devenu le premier partenaire de cette nouvelle association qui sera ensuite présidée par Jean-François Gabillet. A l’époque il n’y avait pas de gradins, pas de régie, la scène était en hauteur. Mais très vite les spectateurs ont été là, de plus en plus nombreux chaque année. La salle telle qu’elle est aujourd’hui a été conçue grâce au premier régisseur du festival, Rémy Bourgade. C’est la seule salle de l’aire cantilienne de cette qualité, dit Claude. Elle est très appréciée par les troupes, souvent prestigieuses, qui s’y produisent car elle favorise une grande proximité entre l’acteur et le spectateur. La construction d’une future salle de judo permettra à ce lieu de conserver toute l’année sa vocation de salle de spectacle de façon que Coye-la-forêt devienne le pôle théâtral de l’aire cantilienne.

Le théâtre à l’école… une école de théâtre

Claude Domenech, un homme de théâtrePour que le théâtre devienne populaire, dans le meilleur sens du terme, qu’il ne soit pas réservé à une élite initiée, il faut que l’on puisse y accéder facilement, qu’il soit ouvert à tous. C’est la profonde conviction de Claude Domenech. C’est la raison pour laquelle, bénévolement pendant de nombreuses années, des membres de la troupe de La Lucarne, dont Claude, sont allés à l’école des Bruyères deux heures par semaine pour que les enfants acquièrent une pratique du théâtre et donnent leur représentation au Centre culturel. L’école est venue au théâtre. Les enfants de Coye ont vécu dans la proximité, la familiarité du théâtre. Cela explique sans doute qu’ils sont devenus maintenant des spectateurs assidus au mois de mai. Le programme actuel du Festival montre que les spectacles pour enfants et jeunes deviennent plus nombreux et connaissent un vif succès non seulement à Coye mais dans les communes voisines. Non des spectacles au rabais, précise Claude, mais des œuvres de qualité sélectionnées avec autant de soin que les spectacles dits pour adultes.

L’école de théâtre a ensuite complété cette initiation. Cinq acteurs de la troupe enseignent à une centaine d’élèves aujourd’hui, qui viennent de Coye mais aussi de Lamorlaye, de Senlis, d’Orry. Dans ce cadre, des élèves de terminale se préparent à l’option théâtre du baccalauréat. Parmi les anciens élèves, certains ont fait une carrière, comme Pauline Bureau, devenue comédienne puis metteuse en scène professionnelle, et Lucy Samsoën qui s’est produite avec succès en Avignon dans La Princesse d’Elide et qui sera présente au Festival cette année dans La Flûte enchantée.

Rayonnement et projets

Claude Domenech, un homme de théâtreL’action bénévole de la troupe ainsi que l’école de théâtre ont créé une dynamique qui a fait vivre  et grandir le théâtre à Coye-la-forêt. Il rayonne ailleurs. Parmi les élèves de l’école, parmi les acteurs de la troupe se sont trouvés des enseignants auxquels Claude a donné la passion du théâtre et qui, à leur tour, dans leurs collèges ou lycées de la région, l’ont transmise à leurs propres élèves. Parallèlement, un acteur de la troupe a été tenté à son tour par la mise en scène, Eric Scellier. Il a fondé sa propre troupe, La Compagnie, basée à Montataire et rassemblant plusieurs acteurs issus de La Lucarne. La Compagnie joue maintenant à Coye-la-forêt chaque année. Vous l’avez vue récemment dans une pièce de Jean-Michel Ribes, Musée haut musée bas.

Le Théâtre de La Lucarne souhaite maintenant obtenir le statut de troupe professionnelle pour avoir le droit de faire de plus nombreuses représentations. La présence dans la troupe de Lucy Samsoën, elle-même professionnelle, favorisera ce projet.

"Quelque chose est né à Coye-la-forêt, a grandi, a prospéré", conclut Claude. "Mon souhait est que cela devienne pérenne, que cela ne disparaisse pas. Les politiques passent, l’essentiel est que le théâtre reste."

Sur le même sujet

  • Claude et Roxane…
  • Quand Lucy se démasque…
Partager X WhatsApp Courriel

9 commentaires

Evaluations des utilisateurs
5 étoile:
 
(1)
4 étoile:
 
(0)
3 étoile:
 
(0)
2 étoile:
 
(0)
1 étoile:
 
(0)
1 note
Evaluation moyenne des utilisateurs:
(5.0)

Commentaire de claire vigier

Bravo Claude! quelle carriere! Qd je pense qu’il y a 28 ans…ça me rappelle de bons souvenirs!! je penserai bien à vous pd le festival, depuis ma Réunion lointaine! et qui sait, on se recroisera peut-etre au festival d’Avignon??

12.05.09 Répondre à ce commentaire

Commentaire dehugues_morin

Claude un sacré passionné! Il a lancé cette dynamique culturelle à Coye à une époque où les moyens étaient très limités. Je me souviens de la première projection du Ciné-Club au sauteur, la famille Morin au complet pour découvrir “Les Amours d’une blonde” de Lásky jedné plavovlásky, film tchèque réalisé par Milos Forman, sorti en 1965. J’étais “pré-ado” quel souvenir! béat devant les premières images d’une femme nue à l’écran. Puis le théâtre, les premières pièces, je me souviens d’une salle presque vide à Lamorlaye, mais l’aventure a continué avec le succès qu’on lui connaît aujourd’hui. Oui il s’agit bien d’aventure, un souvenir de gamin partant au préau de l’école du centre avec Maman qui jouait dans “Maître Puntilla et son valet Matti” et j’étais figurant. Encore Bravo à Claude et une équipe de passionnés d’avoir créé et continuier cette vie culturelle à COYE!

16.05.09 Répondre à ce commentaire

Commentaire de lerappeur du60

WEsch lé mek Viv domenek c 1 pro o teatr!

16.05.09 Répondre à ce commentaire

Commentaire de Jacquin Catherine

Je suis émue de retrouver monsieur Claude Domenech sur ce site. Je n’ai pas oublié ce professeur de Français qui m’a fait apprécier à leur juste valeur quelques grands classiques, en classe de 4ème,3ème(CES Gouvieux). Bravo au professeur et à l’homme de théatre! Catherine Jacquin

23.08.10 Répondre à ce commentaire

Commentaire de delahaye bernadette(lefort)

je ne m’étonne pas de ce parcours si mes souvenirs sont bons tu étais déjà très tête dans les livres ici dans l’Yonne un prof de math de mes enfants a créé lui aussi une troupe de théâtre et c’est un franc succès bonne continuation

10.02.14 Répondre à ce commentaire

Commentaire defrancis_robin

Monsieur le professeur,

Vous ne vous souvenez bien sûr pas de moi, et pourtant vous comptez beaucoup pour moi, car j’ai été votre élève vers les années 73-74 ,au lycée de Chantilly en classe de première D.

Je suis aujourd’hui médecin, et je vous dois en grande partie mon intérêt pour la littérature,la poésie , et plus largement, les relations humaines, si nécessaires dans mon métier.

Vous êtes un des rares enseignants qui m’aient vraiment aidé, influencé, et je cherchais depuis longtemps l’occasion de vous le faire savoir. Voilà, peut-être, qui est fait.

Très respectueusement.

Francis Robin

Merci, si cela est possible de transmettre ce message à Monsieur Domenech

06.08.14 Répondre à ce commentaire

Commentaire de Didier Barthès

Tout mon meilleur souvenir à Claude Domenech qui me donna des cours de français et à Jean Claude Grimal mon professeur d’économie qui me donna le goût des études. Ils étaient tous deux passionnés par ce qu’ils faisaient et le faisaient avec talent.

11.10.17 Répondre à ce commentaire

Commentaire de Didier Barthès

Bonjour à Hugues Morin

Oui, je me souviens aussi de cette projection !

11.10.17 Répondre à ce commentaire

Commentaire de Dubois Nicolas

meilleur souvenir claude tu me manques, merci de m’ avoir donné l’ occasion de jouer au festival, bonne continuation à ceux qui restent et peut-être à bientôt

25.01.19 Répondre à ce commentaire

Laisser un commentaire


Cliquez ici pour vous connecter si vous avez déjà un compte sur ce site.
Votre adresse email ne sera pas révélée sur ce site.
(Placer des cookies pour que je n'aie pas à saisir mes infos la prochaine fois)
(Autoriser les utilisateurs à me contacter par un formulaire de message -- Votre adresse email ne sera pas révélée.)
Pomme, ananas, poisson, citron… quel est l’intrus ?

Répondez à la question ci-dessus.
Cette question permet de limiter les spammeurs.
Désolé pour ce désagrément.
Connectez-vous pour éviter cette vérification antispam.
Article précédent
Tous les articles
Article suivant
Tribunes Libres

Urgences

28/07/2026
Notre association

C'est quoi Coye29 ?

27/07/2026
Tribunes Libres

Utopies = 3,1416 ?

25/07/2026
Tribunes Libres

Première semaine pour l’habitat inclusif de l’Oise : Théâtre à Coye-la-Forêt

25/07/2026
Tribunes Libres

A-t-on le droit ?

24/07/2026
Conseils municipaux

Conseil Municipal du 27 avril 2026

24/07/2026
Tribunes Libres

Concession ou trahison ? Sagesse ou inconscience ?

23/06/2026
Tribunes Libres

Canicules et cacahuètes.

20/06/2026
Tribunes Libres

Les leçons du fumier

12/06/2026
Tribunes Libres

HEPATIK GIRL à Coye-la-Forêt : humour et habitat inclusif avec l’APAJH Oise

02/06/2026
Festival théâtral

Corpus Machin

30/05/2026
initiative citoyenne

Un arrêté pour faire semblant

30/05/2026
Tribunes Libres

Du pain et des roses !

30/05/2026
initiative citoyenne

Coye-la-Forêt : Un bois entier disparu… et des solutions pour éviter que ça recommence

15/05/2026
Festival théâtral

Toutes les choses géniales

15/05/2026
Festival théâtral

Il n’y a pas de Ajar

15/05/2026
Vie municipale

La lettre de Coye de ce mois

06/05/2026
initiative citoyenne

Pour faire cesser le dépôt de fumier route de Lamorlaye : lettre ouverte au maire

23/04/2026
Tribunes Libres

Le muguet

23/04/2026
Tribunes Libres

Les associations, c’est politique

21/04/2026

Commentaires récents

  • pipo sur Urgences
  • Françoise sur Conseil Municipal du 27 avril 2026
  • Jacqueline Chevallier sur Urgences
  • Marie-Louise sur A-t-on le droit ?
  • Marie-Louise sur Conseil Municipal du 27 avril 2026
  • Françoise sur Conseil Municipal du 27 avril 2026
  • Françoise sur A-t-on le droit ?
  • Jacqueline Chevallier sur Le muguet
  • Jacqueline Chevallier sur Concession ou trahison ? Sagesse ou inconscience ?
  • Françoise sur Concession ou trahison ? Sagesse ou inconscience ?
  • Céline sur Concession ou trahison ? Sagesse ou inconscience ?
  • Françoise sur Coye-la-Forêt : Un bois entier disparu… et des solutions pour éviter que ça recommence

Coye29 en chiffres

Depuis 2008

953 Billets
1 146 Commentaires
104 Auteurs

18 ans de vie locale

Rechercher

Archives

  • Juillet 2026 (6)
  • Juin 2026 (4)
  • Mai 2026 (7)
  • Avril 2026 (6)
  • Mars 2026 (13)
  • Février 2026 (25)
  • Janvier 2026 (2)
  • Décembre 2025 (4)
  • Novembre 2025 (1)
  • Octobre 2025 (1)
  • Septembre 2025 (1)
  • Août 2025 (1)
  • Plus...

©2026 by La Rédaction • Contact • Aide Charte d'utilisation

powered by b2evolution
Les cookies sont nécessaires pour activer les fonctionnalités principales du blog coye29.

Vos choix sur Coye29

Gestion des cookies

Nécessaires Connexion, sécurité et mémorisation de votre choix. Toujours actifs.
Toujours