Urgences
Notre députée, qui est venu vérifier récemment à quel point il fait bon vivre à Coye-la-Forêt, a voté pour la loi d’urgence agricole.
Elle considère donc qu’il y a urgence à tuer le vivant dont l’espèce humaine fait encore partie pour le moment, urgence à continuer à nous empoisonner.
Madame Véronique Ludmann fut, à Senlis, adjointe à la mairie, en charge du sport et de la santé. N’a-t-elle jamais entendu parler des cancers dus à tous ces produits chimiques de synthèse néfastes aux organismes humains ?
Ancienne directrice d’école, elle considère, à l’évidence, qu’il est plus urgent de s’occuper de l’avenir des betteraviers plutôt que de celui de nos enfants.
D’ailleurs, toutes et tous les député·e·s de l’Oise sont du même avis alors que dans son parti (Horizon) trois ont eu la clairvoyance de voter contre.
Étant, à l’Assemblée, membre de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation, selon quels critères va-telle définir quelles sont les urgences en ces domaines ? La culture et l’éducation doivent-elles continuer à encenser des modèles mortifères ?
Quant à Monsieur Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la transition écologique, il nous a également fait l’honneur de sa visite.
Eh bien, lui aussi a voté pour la loi d’urgence agricole. Il s’est donc rangé dans le camp du ministère de l’agriculture plutôt que dans celui de son ministère de tutelle. Il peut bien venir se promener en forêt et faire de beaux discours, toutes ses prises de parole à l’Assemblée, toutes ses décisions et actions vont à l’encontre de la plus élémentaire conscience écologique.
Autant dire que son système de valeurs ne va sûrement pas dans le sens de la préservation de nos forêts et que, pour lui, la transition écologique ne présente aucun caractère d’urgence.
Urgence agricole, urgence climatique, urgence écologique, il s’agit bien d’une urgence globale mais ne comptons pas sur nos visiteurs pour une action vigoureuse et globale.
2 commentaires
Commentaire de Jacqueline Chevallier
Commentaire de pipo
on essai sur php8 !!!
M. le maire, sur Face Book, dit avoir « eu le plaisir d’accueillir notre députée » et « l’honneur d’accueillir Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la transition écologique » Que du beau monde !
Mondanités, rien d’autre ! Il ne faut pas compter sur ces gens-là pour protéger le territoire. Ce n’est pas d’eux qu’il faut attendre des solutions aux problèmes climatiques vu que par leurs positions ils auraient plutôt tendance à les aggraver. En effet ils ont l’un et l’autre défendu la loi dite d’urgence agricole adoptée le 2 juin à l’assemblée nationale, loi qui sacrifie l’environnement au profit de l’agriculture intensive, bourrée de produits toxiques et productrice de gaz à effet de serre. Mathieu Lefèvre a défendu les mégabassines et d’une façon générale il se soucie plus de compétitivité que biodiversité.
« Fin des coupes rases » en forêt nous dit-on. Ça fait des décennies que les écolos le disent et le répètent. L’office national des forêts a fini par l’admettre mais on n’écoute toujours pas les écolos quand ils disent qu’il faut interdire définitivement les insecticides tels que les néonicotinoïdes (réintroduits par la loi d’urgence agricole) et qu’il faut arrêter de gaspiller l’eau. Quand seront-ils entendus ?